31 octobre 2020

Des centaines d’étudiants nus pour décompresser avant les examens Berkeley (USA)

C’est avant les périodes d’examens que ces étudiants californiens de l’université de Californie de Berkeley décompressent. Ce 10 décembre 2011 ils étaient au moins 200 filles et garçons à parader en courant nus dans les couloirs, la bibliothèque, les coursives et le hall de l’école. L’ambiance comme à chacun de ces événements est super festive et les autres étudiants forment des rangs pour laisser passer les nudistes en les applaudissant. Les téléphones mobiles fonctionnent alors à plein régime, photos et vidéos sont parfois publiées sur le web :)Les universités américaines ont pour quelques unes une certaine tradition du streaking nu d’étudiants comme le montre cette liste wikipedia incluant la célèbre HarvardA Berkeley, L’histoire avait plutôt commencé en 1992 avec le nudiste activiste Andrew Martinez qui apparu nu dans le campus pour protester contre la répression sociale. Arrêté par la police du campus pour exposition indécente et remis à la justice, il fut relaxé des charges qu’on lui reprochait, le juge ayant statué que la nudité sans agressivité était légale. A la suite de cette victoire juridique pro nudité et comme le mouvement nudiste activiste d’Andrew grossissait, la municipalité, réagit et établit un décret interdisant la nudité publique, le Chapter 13.32: NUDITY IN PUBLIC PLACESEt ce n’est malheureusement pas cet arrêté qui a stoppé la liberté des étudiants de Berkeley  qui se retrouvent depuis plus d’une décennie nus et nombreux à se libérer l’esprit et le corps juste avant les examens comme le montre la suite des photos et vidéos :Voir la compilation de plusieurs vidéos d’autres et celles-ci archivées + les photos dans la partie download de vivrenuLe jeu un peu plus complet de photos (+ de 75) sur http://www.photos-naturistes.fr

8 réflexions sur « Des centaines d’étudiants nus pour décompresser avant les examens Berkeley (USA) »

  1. Berkeley forme l’élite libérale (au sens américain: de gauche) des Etats-Unis. Ce serait amusant de voir l’un ou l’une d’entre-eux devenir célèbre dans quelques années, suffisamment célèbre (genre candidat à la présidentielle, voire président) pour qu’une telle vidéo circule partout.

    On a bien eu libertedelafesse.org à Sciences Po., mais c’était Sciences Po. Lille, la probabilité que l’un d’entre-eux devienne célèbre dans la politique, le journalisme, les affaires, la banque, l’Université etc. est quand même plus faible qu’à Sciences Po. Paris.
    On peut quand même se prendre à imaginer l’un ou l’une d’entre eux procureur, commissaire divisionnaire, journaliste… Après ça, si l’on poursuit un simple nudiste, on rétorquera “voici une vidéo montrant le procureur ou la procureure nu(e) en pleine rue”.

  2. Astrid, c’est exact, mais il faut savoir que les Etats-Unis sont un pays très vaste, et fédéral.
    D’un Etat à l’autre, les lois varient, d’un comté à l’autre même (comté = en gros nos départements), et même des lois municipales, et mieux encore, des lois pour seulement le quartier!

    Alors, ce qui est vrai ici ne l’est pas là.

    A Seattle, on peut, pas seulement lors d’une cyclonue, circuler nu à vélo dans les rues.
    Et dans le New Jersey, on avait obligé des gens qui avaient construit une statue de glace de la Vénus de Milo à couvrir la nudité de cette dernière.
    Vous allez me dire “le New Jersey est pourtant un Etat démocrate”: oui, mais il peut très bien, dans un Etat votant à 60% démocrate, avoir un comté votant républicain à 80%. De même qu’au Texas, fief républicain, on a des villes, comme Austin par exemple, qui votent massivement démocrate.
    Et puis un démocrate texan n’est pas la même chose qu’un démocrate de Pennsylvanie, un républicain du Vermont n’est pas la même chose qu’un républicain de Floride.

    Ainsi, dire “les Etats-Unis”, c’est comme dire “l’Europe”, mettant les Pays-Bas et la Pologne, l’Italie et la Suède, sur le même plan.
    Cela vaut pour la nudité comme pour des tas d’autres questions.

    Pour la nudité, bien mieux vaut être dans les comtés du nord de la Californie, dans l’Oregon, dans l’Etat de Washington, ou de l’autre côté, dans le Maine ou le Vermont, que dans un pays comme la France!

    Ma belle-mère habite à Gainesville, Floride.
    La Floride, c’est un Etat votant majoritairement, mais de peu, républicain. Mais ce sont des républicains très conservateurs, et les démocrates de Floride sont beaucoup moins progressistes que les démocrates de Chicago ou New York. Par exemple, en Floride, les démocrates sont pour le droit d’être armé et pour la peine de mort. C’est l’Etat dont Jeb Bush, frère de son frère et fils de son père, était gouverneur.
    Eh bien, à Gainesville, les démocrates font 80%, les armes sont interdites, et c’est la gauche démocrate, des gens qui trouvent Obama bien trop centriste.
    Il suffit en revanche de faire 20 minutes de voiture, et dans la ville d’à-côté, on change de monde, les gens affichent fièrement un révolver sur leur portail comme on met un panneau “chien méchant”.

    Les Américains ont tendance à se regrouper par affinité. Un démocrate ira habiter dans une ville démocrate, un républicain dans une ville républicaine. Ainsi, ils sont entourés de gens qui pensent comme eux.
    Ils se regroupent aussi par origines éthniques (les Italiens, les Irlandais, les Grecs, les Chinois, les Polonais, les Russes, les hispaniques, mais là aussi, les Mexicains n’habiteront pas dans les quartiers de Porto-Ricains ou de Colombiens), ils y ont leurs églises, leurs commerces, leurs restaurants.
    Ce qui fait que là encore, il suffit parfois de seulement traverser une rue pour se trouver dans un autre monde.

    A San Francisco, si quelqu’un s’affiche conservateur, on va lui dire “Madame ou Monsieur, alors, pourquoi êtes-vous venu habiter à San Francisco?”
    Plus fort encore: dans la même rue, deux immeubles identiques. Dans l’un, des familles, dans l’autre, des jeunes sans enfants. Question de superficie des appartements? Même pas! Seulement que les gens, qui bougent beaucoup, qui sont très rarement propriétaires, vont s’installer là où les gens vivent comme eux. Les familles dans l’immeuble à familles, parce que les gamins auront des copains, parce que l’immeuble va installer une salle de jeu et des balançoires dehors, parce que le school bus s’arrêtera devant cet immeuble et non celui d’à-côté.
    Et tout ça, ce sont des différences qui la plupart du temps sont invisibles de l’extérieur.

    “Vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà”, voilà un dicton qui convient très bien aux Américains.

  3. C’est vrai. Si l’un d’eux veut faire un métier publique plus tard c’est mort. Triste sort dans un pays comme les Etats-Unis ou l’écart d’un point de vue cognitif entre les gens ouverts (les libéraux) et les puritains (les conservateurs) est insondable.

  4. Pas sûr Glaivedacier: ça dépend où, ça dépend pour quel mandat.

    Pour être candidat du Tea Party (la droite républicaine), c’est sûr, ça ne passerait pas.

    Pour être candidat à Seattle ou Portland, ça passerait.

    Pour info: on avait fait beaucoup de bruit sur la class action (plainte collective) contre CBS parce qu’on avait entrevu le sein de Janet Jackson. Eh bien, tant la star que la chaîne ont gagné les divers procès successifs: en première et second instance, devant la Cour Suprême de je ne sais plus quel Etat, et enfin devant la Cour Suprême des Etats-Unis, car à chaque fois, les plaignants avaient fait appel.
    Et l’énoncé de l’arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis est intéressant, en ce qu’il dit que la vue furtive, même provoquée, d’un sein, ne saurait être jugée choquante à partir du moment où elle s’inscrit dans un certain contexte, et qu’en gros, les téléspectateurs n’étaient pas obligés de regarder. Je n’ai pas les termes exacts en tête, mais les sages, pourtant majoritairement nommés par des républicains, ont assez mouché les plaignants.

    De plus, il est de tradition chez les Américains de considérer les années universitaires comme des années “à part”, en quelque sorte ce qu’on peut faire ces années-là, “ça ne compte pas, on sera un homme rangé plus tard, après la fin des études”.
    Cela donne même lieu à des choses assez surprenantes vues d’ici: aux Etats-Unis, il est interdit de boire de l’alcool, même un simple verre de vin lors d’un repas, même si l’on est accompagné par les parents, jusqu’à l’âge de 21 ans. Or, tout le monde sait que c’est au Collège (premier cycle universitaire, on y rentre un an plus tôt que chez nous, donc vers 17 ans) que l’on commence à boire.
    Eh bien, si un Américain est pris à boire à 18 ans, il va sortir sa carte d’étudiant, car s’il n’est pas étudiant, ce sera considéré comme une transgression, il sera arrêté et conduit au poste de police, mais en revanche, s’il est étudiant, les policiers ne feront absolument rien. Parce que sinon, ça deviendrait une affaire nationale.

    C’est un peu la même chose en ce qui concerne la nudité: si c’était en-dehors du campus, ça serait interdit, mais le campus, c’est un monde à part, les étudiants y sont considérés comme chez eux. Cela va même à ce qu’il y ait une police du campus, des “vrais” policiers, avec voitures de police etc., mais des policiers affectés à la police du campus, le poste de police sera situé à l’intérieur du campus (qui peut faire plusieurs Km², ce sont des villes dans la ville), et ces policiers connaîtront les règles de la vie universitaire. Pour forcer un tout petit peu le trait: un joint, pas de problème, la cocaïne non, mais une ou deux fois par an ça passe. Et à deux Km de là, on est dans la ville “normale”, et alors, les règles et usages propres aux étudiants ne s’appliquent plus.

    En termes de physique relativiste, on peut appeler ça un isolat spatio-temporel.

    Voilà, avec les Etats-Unis, il faut tout relativiser. Bien sûr, globalement, sur le plan des moeurs ce n’est pas l’Europe de l’ouest et centrale, c’est plus proche de la Pologne. Mais c’est seulement au niveau global, et ce pays est une mosaïque: les libéraux ici, les conservateurs là, les noirs ici, les blancs là, les jaunes là, les hispaniques là encore, les jeunes ici, les vieux là, les universitaires là, les ingénieurs ici, ceux qui sont dans les services là encore etc. Tous ces gens se côtoient, vivent les uns à côté des autres, se croisent, mais ne se mélangent pas autant que chez nous.
    A preuve, ils vont se définir comme “Irlandais”, “Italiens”, “Grecs”, “Polonais”, et quand on leur demande depuis quand ils sont aux Etats-Unis, ils vont vous répondre “mes ancêtres ont émigré vers 1860”.
    Mario Cuomo, gouverneur de l’Etat de New York, avait été interviewé par un journaliste italien: il ne parlait pas un mot d’italien. Mais il s’appelait Mario, pas John.
    En Europe, celui dont la famille est installée dans un pays depuis un siècle et demi ne se définira pas comme “italien” ou “grec”. Michel Drucker est-il roumain ou autrichien? Pourtant, ses parents ont été naturalisés en 1937, donc il y a seulement 3/4 de siècle.
    Aux Etats-Unis, il serait classé “d’Europe centrale”.
    On a parlé de creuset (melting pot) pour la nation américaine, mais on n’utilise plus cette expression, on parle aujourd’hui de “salad bowl” on met tout ensemble, ça fait un plat, mais ça ne se mélange pas, le bout de tomate reste tomate, le grain de riz reste riz et le grain de maïs reste maïs.
    On se marie entre gens de mêmes origines, on vit dans ses quartiers, même plus d’un siècle après, même quand on ne parle pas un traitre mot de la langue en question. Ou au contraire, on peut vivre aux Etats-Unis depuis 25 ans en parlant “russian, only russian”. Cela ne serait absolument pas possible en France, même à Belleville ou dans le XIIIème, tous les Chinois de Paris parlent français. Et cela fait belle lurette qu’il n’y a pas plus d’Italiens au boulevard des Italiens qu’ailleurs. En revanche à New York, ça ne se fait pas d’habiter Little Italy si on s’appelle Smith. Si l’on s’appelle O’Hara, on habite Chicago et si on s’appelle Kiskaslagueuleaski, on habite Boston. Parce qu’en 2011, un gars qui vient de Pologne, s’il arrive à Boston il sera accueilli, par des gens ne parlant pas un mot de polonais mais qui lui trouveront un boulot et un logement, mais s’il arrive à Cincinnati il faudra qu’il se débrouille tout seul.

    Donc pour résumer: tous ces étudiants et étudiantes qui courent nus, ils n’ont pas par avance tiré une croix sur leur carrière, ils savent ce qu’ils font, et ce qui est autorisé aux étudiants ne le serait pas aux autres.

    (C’est comme à Paris ou Bologne ou Heidelberg au Moyen-Âge, où les étudiants avaient eux aussi un statut spécial et une justice particulière, et des moeurs estudiantines qui dérogeaient au régime général).

  5. A ma connaissance, ça n’existe pas. Et malheureusement, quand la nudité existe dans les bizutages, c’est le plus souvent une nudité plutôt humiliante.

    Exception cependant: quand j’étais étudiant, j’ai vu une fois sur le boulevard St-Germain un groupe d’étudiants et étudiantes des Beaux Arts déambuler joyeusement nus sur le boulevard.
    C’était il y a 25 ans, je n’ai pas revu ça depuis, mais ça existe peut-être.

    Je sais aussi qu’à l’Agro, ils vont dans le parc du Château de Versailles, et ils (surtout elles, d’ailleurs) doivent prendre la pose dans la même position et la même tenue que les statues qui ornent ce parc.

    De même, j’ai entendu dire que lors des journées d’intégration (les grandes écoles ont favorisé la pratique des journées d’intégration, pour essayer de chasser les journées de bizutage), les bains de minuit étaient un truc qui se faisait.

    En revanche, la journée nue, c’est un grand classique des universités américaines. Ma femme a étudié à Brown University (une des 8 de l’Ivy league, avec Harvard, Yale, Princeton…), et il y avait une journée où tout le monde (du moins les volontaires) était nu.
    Mais strictement dans l’enceinte de l’université, comme je l’ai dit sur l’autre message.

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