26 octobre 2020

Randonues dans les gorges de l’Ardèche été 2010

Les gorges de l’Ardèche, qui s’étirent sur une trentaine de kilomètres en aval de Vallon Pont d’Arc constituent un site naturel exceptionnel. Ce canyon entaille le plateau calcaire d’une dénivelée pouvant atteindre 350 m. Cet ensemble fait partie de la réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche

La descente en canoë ou en kayak constitue le moyen le plus répandu pour découvrir ces magnifiques gorges.
En vacances naturistes sur les bords de la Cèze, nous avons souhaité l’été dernier allier la découverte de l’Ardèche et le plaisir de la randonue.
Trois circuits nous ont permis de parcourir une grande partie de ces gorges.

Premier circuit : Les Templiers (bleu)
Après avoir traversé le village du Garn, de grandes pistes nous permettent de rejoindre le bord du plateau en passant par Le Terme rouge et les Ingranatières. Là nous apercevons les ruines de la Maladrerie des Templiers, construite sur un petit plateau entouré par une boucle de l’Ardèche.

Le sentier bien aménagé nous permet d’arriver rapidement à la Maladrerie.

Un panneau nous explique que « cet ensemble dont l’origine remonte au 12ème siècle, est attribué à l’ordre des Templiers, bien qu’aucune preuve formelle n’existe. Toutefois, l’isolement du site, la conception des bâtiments et la toponymie locale plaident pour cette hypothèse. Les Templiers, moines-soldats du milieu du Moyen Age auraient profité de la situation retirée pour y installer, loin des habitations, une maladrerie ».

Ruines de la chapelle.

Bâtiment à arcades.

Nous atteignons la rivière face au camping naturiste « La plage des Templiers », que nous rejoignons à la nage.

Après une petite exploration, nous retraversons l’Ardèche pour pique-niquer.

Voici le « rapide de la Pastière », à proximité du camping naturiste des Templiers. Quel contraste saisissant entre les sentiers si peu fréquentés et la rivière si embouteillée !

L’itinéraire permet d’avoir une vue d’ensemble sur la rivière.

Hormis quelques rares passages au niveau de l’eau, le sentier utilise fréquemment des banquettes légèrement en hauteur. Ainsi nous sommes passés inaperçus de la plupart des « navigateurs » qui, occupés à pagayer et à diriger leur embarcation, regardent rarement sur le côté en hauteur. Le phénomène est encore accentué lorsque le parcours est effectué à contre courant.
Après un dernier bain, nous remontons sur le plateau par la Combe du Cros.

Deuxième circuit : La Châtaigneraie – Gournier (rouge)
Ce circuit se situe en amont du précédent. Après avoir traversé le village de Labastide de Virac, nous rejoignons les environs du Mas de Serret. Nous parvenons assez rapidement aux installations désaffectées du treuil de l’ancien centre naturiste de la Châtaigneraie, qui permettait de descendre les bagages des résidents.

Une agréable descente ombragée nous amène sur ce lieu abandonné.

Première pause baignade.

Nous suivons maintenant un sentier sablonneux.

L’apéritif bien frais offert par Joël précède notre déjeuner au bord de l’eau.

Deuxième baignade.

En fin d’après-midi, la rivière retrouve enfin son calme.
L’itinéraire emprunte maintenant une vire à l’ombre de la falaise.

L’aiguille de Gournier marque la fin de notre parcours dans les gorges.

Troisième circuit : La Dent Noire – La Châtaigneraie (orange)
Avec ce dernier circuit, nous découvrons la rivière en amont de la Châtaigneraie. Nous rejoignons Les Crottes, petit hameau de la Labastide de Virac

Nous descendons sur une rive sablonneuse.

Quelques passages rocheux sont équipés d’une main courante.

L’itinéraire s’engage maintenant sur une vire.

Plusieurs mains courantes facilitent le passage…

Des figues mûres à point pour les gourmands !

Des échelles, mises en place en 2003, permettent d’éviter de dégrader le tuf de la fontaine pétrifiante de la Source du Figuier, qui mérite bien son nom.

Encore quelques passages escarpés bien équipés.

Le site de la résurgence de la Dragonnière.

Les plages de La Châtaigneraie.

Un dernier bain avant de remonter sur le plateau.

Tracés des randonues (Pour randonuer utiliser la carte IGN au 1 : 25000 n°2939OT)

Merci à Jacques, Joël et Bruno qui nous ont permis d’engranger ces excellents souvenirs. Merci également pour les photos qui agrémentent cet article.

10 réflexions sur « Randonues dans les gorges de l’Ardèche été 2010 »

  1. Et bien, voilà un beau récit qui m’a fait revivre d’excellents moments.
    Pour le curieux, l’apéritif est du sirop de pamplemousse et du rosé, le tout servi bien frais est un délice, n’est ce pas Jacques ?

    Merci Jean-Marie et Élisabeth de nous avoir fait revivre ces randonues.

    Joël

  2. Merci et bravo pour ce beau reportage. :=!

    Cela donne envie d’y aller.
    Je remarque la cohabitation sans trop de problème avec les « textiles », chacun pouvant profiter de la nature à sa façon.

    Vivement les beaux jours … [addsig]

  3. Il y a plus de 40 ans, lorsque j’étais ado, nous partions dans les gorges de l’Ardèche avec mes parents. Nous campions au pied du Pont d’Arc. Nous faisions alors la descente des gorges du Pont d’Arc à Sauze en canoë (30 km).
    C’est lors de ces descentes que j’ai découvert le nudisme et le naturisme (que je pratique depuis plus de 35 ans maintenant) ; dès les premiers coups de pagaie et jusqu’à la fin du parcours nous découvrions sur chaque rive ou dans les canoës que la plupart des gens étaient nus. Beaucoup pratiquaient le camping sauvage d’autres fréquentaient les trois ou quatre campings naturistes qui existaient à l’époque et enfin il y avait ceux qui descendaient à pieds le gorges en deux ou trois jours. Ils étaient les précurseurs de cette discipline que nous appelons maintenant la randonue.
    J’y suis retourné au début des années 80 dans un camping maintenant fermé. Le camping sauvage était devenu interdit pour des raisons de sécurité et d’hygiène. Mais surtout le nombre impressionnant de canoës et de kayacs parcourant la rivière a du dissuader beaucoup de randonneurs nus : les textiles ont envahi les gorges. :b
    Merci à AZUR de m’avoir rappelé les paysages de ces splendides gorges et de m’avoir rassuré quant à la possibilité de pouvoir encore pratiquer le naturisme et la randonue dans ces lieux. J’espère y retourner bientôt.
    [addsig]

  4. Bien motivant, en effet.

    Etiez-vous nus sitôt la voiture parquée, ou seulement dans les gorges (notamment pour le parcours bleu mais, dans une moindre mesure, pour les autres aussi) ?

    Au fait, trouve-t-on aussi de telles possibilités le long de la Cèze ?

    LeChat

  5. Nous nous sommes déshabillés dès que possible, à chaque circuit, c’est à dire dès qu’on a été hors de vue des habitations. Il faut savoir que en dehors des rives, il n’y a quasi pas un chat sur les sentiers. Et même sur la rivière, on croise peu de monde sur les berges, hormis aux points de bivouac. Comme le fait remarquer Jean-Marie, les rameurs sont concentrés sur leur canoë et ne nous voient pas, le plus souvent ! Par ailleurs, le naturisme dans toute cette zone est une tradition quasi séculaire.
    Sur la Cèze, il y a aussi pas mal de possibilités en amont et en aval des 2 km officiellement naturistes. Voir sur ce site les balades en groupe à Tharaux (faisable entièrement à pied depuis la Sablière), Sénéchas, etc.

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