24 octobre 2020

Parachute nu en guadeloupe

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, enfant, je rêvais régulièrement de me jeter du dernier étage de mon immeuble. Pas pour me suicider, bien sur, mais simplement pour voler. Les psychologues analysent cela comme un intense désir de liberté. Ce n’est sûrement pas faux 😉

Je me suis donc offert, il y a vingt ans, un stage de parachutisme.
Un véritable désir et donc aucune appréhension du risque et encore moins du vide.
Mais ces premiers sauts ne m’avaient pas satisfait complètement.
Une autre liberté devait forcement être associée à cette ivresse d’hirondelle.
Celle d’avoir le corps, sans artifice, en contact direct avec les éléments…

Profitant de vacances d’hiver sur l’île papillon (La Guadeloupe),
je reprends donc contact avec le club local de parachutisme de Saint-François.
Faire un saut en chute libre oblige à s’éjecter de l’avion à 4000 mètres d’altitude. Il vaut mieux le faire sous les tropiques car la température, à cette hauteur, n’est que de zéro degré.

Évidement, la réaction première de mon contact, au club, semble un peu réservée.
D’autant que je lui demande aussi si Sylvie peut sauter, malgré son état de santé ?
Malheureusement, après avoir eu l’avis de spécialistes, cela s’avère impossible.

A force de les contacter et de passer les voir, ils finissent par accepter ma demande.
Le vendredi 10 décembre 2010, je me présente donc, en jupette, au club de parachutisme. Je suis toujours un peu inquiet. Vont-ils faire volte-face en invoquant une très mauvaise excuse… Non, ils acquiescent !


Dans le hangar de pliage

Celui avec qui je vais sauter m’avoue être très pudique et me demande de mettre le harnais tout seul. Il me décline ensuite toutes les consignes de sécurité.
En sortant du bureau, je marche malencontreusement sur la queue d’un chat qui me saisit hargneusement la cheville. Ca commence bien… Mais pas le temps de me faire un pansement, l’avion va décoller !

Départ pour le 7ème ciel

Nous sommes une dizaine dans cet oiseau mécanique.
Le survol de la Pointe du Château est un vrai régal pour les yeux.
Arrivé à 4000 mètres, l’avion ralentit et plane…

Bonne ambiance dans le "coucou"

La porte coulisse. Les autres parachutistes sautent les uns après les autres.


Le grand saut libérateur

Je m’assoie sur le rebord de l’aéroplane, les jambes dans le vide.
Du fait de la vitesse, les lunettes sont temporairement obligatoires.
L’instructeur me conseille de pousser un cri au moment du saut…
Le mien est évidement : "Liberté" !


J’hurle évidement : "Libertééééé…"

Et la chute commence, à plus de 200 km/heures.
Il fait zéro degrés, mais c’est un froid sec et pas désagréable.
Les oreilles se bouchent comme en montagne.


Atmosphère, atmosphère, est ce que j’ai … Oui !


Au-dessus de Saint-François

C’est un bonheur éphémère que l’on aimerait tant vouloir faire perdurer.
Je "vole nu"… A poil, certes, mais sans plumes… Je chute inexorablement.

Mais il faut bien ralentir la descente à un moment et ouvrir la voile de survie.
Cette fois-ci, on plane tranquillement au-dessus de Saint-François.
L’instructeur me laisse les commandes. Un coup à droite, un coup à gauche, je virevolte… C’est presque plus facile à diriger qu’une bicyclette !
Il reprend les manettes pour assurer un "atterrissage en douceur".


Atterrissage en douceur

Sur le sol, un homme se presse avec une serviette (des fois que "cela pourrait choquer"). Et puis un nudien parachuté au dessus de "Sainte Mer l’Eglise" (Saint-François), ça risque de jaser 😉

Arriver au hangar, le chat s’approche avec plus de méfiance…

Un cameraman professionnel a donc accompagné le périple et assuré le montage de la vidéo. Voici donc ses photographies et son film. A vous maintenant, si le coeur vous en dit, de vous offrir ce vieux rêve d’Icare. Mais attention au soleil, il ne brûle pas que les ailes…

Ce type d’aventure n’est évidement pas un exploit, ni du "naturisme" diront les plus grincheux. Toutefois, ce récit contribue, à sa façon, à la banalisation de la simple nudité. Ce sentiment de liberté, en chute libre, est en tout point comparable à la nudité. Alors, imaginez un peu ce qu’apporte l’addition de ces deux éléments.

Seul bémol, bien sur, le caractère assez polluant de cette activité sportive.
Ne serait-il donc pas imaginable, alors, de remplacer l’avion par une montgolfière ?


Mais pourquoi l’être humain saccage-t-il son paradis ?

En attendant, je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ce texte et j’en profite aussi pour vous souhaitez une merveilleuse année.
D’ailleurs, puissions-nous savourer chaque nouvelle année comme si c’était la dernière. En consommant moins et en vivant plus. En étant acteur de sa vie et non simple spectateur aux comportements formatés par la publicité à la télévision.

Aimons et respectons notre santé, respectons l’autre dans sa différence et ce bien commun, qu’est notre belle planète. Bref, soyons tous, réellement, naturiste !

Bien naturellement,

Jacques du 91 (Essonne)

Site de l’école "Parachutisme caraïbe" :
http://www.caraibeparachutisme.com

Sur Dailymotion :
https://www.dailymotion.com/video/xgb4su_parachute-nu_sport


jfreeman

30ans brun marie aimant le naturisme et faire desrencontres naturistes en region centre je vous attends. y a til des plages naturistes dans la region centre aimerais rencotrer personne pratiquant naturisme en region centre et amis

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19 réflexions sur « Parachute nu en guadeloupe »

  1. sans être vraiment grincheux, je trouve que c’est un peu limite

    Vouloir mettre la nudité à toutes les sauces me laisse souvent un peu perplexe – mais ce doit être le propre de tout prosélytisme 🙂

    Par contre, chapeau pour le saut, suis pas certain même en ayant pris soin de couvrir mes parties honteuses comme on disait, je le ferais

    Mais habitué de la Guadeloupe … je prends note de cette possibilité de donner du piment à nos vacances .. à tout hasard et avec un peu de courage

  2. Bravo jacques d’être sorti encore une fois du troupeau, pour nous rappler qu’il ne tient qu’à nous de profiter d’expériences uniques
    et bravo donc pour ce beau témoignage d’activité nue, malgré le fait que ton anarchement était sans doute une contrainte, un peu comme l’est notre sac à dos en randonue.

    et merci d’avoir pensé à prendre l’option vidéo qui nous met bien dans l’ambiance du saut 😉

  3. Bravo Jacques.

    Magnifique reportage.

    Magnifiques images !

    Tu as réussi a faire ce que tu voulais, a remporter un nouveau challenge, et on ne peut que t’en féliciter.

    Tu le dis toi même, ce challenge personnel n’est pas le challenge du naturisme. Et tu as eu mille fois raison de le faire (c’est sincère). J’en ferais autant si j’en avais l’occasion. Mais de là à dire que cela contribue a banaliser la nudité … Je te laisse maître de cette affirmation…. Et d’ailleurs, ce n’est probablement pas le but ultime.

    Quant à ton mot de la fin :

    « D’ailleurs, puissions-nous savourer chaque nouvelle année comme si c’était la dernière. En consommant moins et en vivant plus. En étant acteur de sa vie et non simple spectateur aux comportements formatés par la publicité à la télévision. »

    Je ne suis pas certain qu’il soit opportun dans le contexte :#

    Personnellement, je n’arrive pas a me dégager plus de 2 semaines de vacances par an …. Alors laisses moi « profiter de la société de consommation » s’il te plait … A défaut de pouvoir « vivre plus » 😉

    Merci encore pour nous avoir fait partager tes aventures…

    Fred.

  4. Excellent reportage !
    Je note le paragraphe : « Seul bémol, bien sur, le caractère assez polluant de cette activité sportive. Ne serait-il donc pas imaginable, alors, de remplacer l’avion par une montgolfière ? »
    La montgolfière a besoin d’une bonne quantité d’énergie pour décoller, et on compte en général (je crois) une cinquantaine de kg de propane à l’heure pour voler… Donc, une consommation d’énergie non négligeable.

  5. Alors là, je dis B R A V O :=!

    Évidement, la réaction première de mon contact, au club, semble un peu réservée.
    A force de les contacter et de passer les voir, ils finissent par accepter ma demande.

    D’autant que je lui demande aussi si Sylvie peut sauter, malgré son état de santé ?
    Malheureusement, après avoir eu l’avis de spécialistes, cela s’avère impossible.

    Mot de la fin :  » J’hurle évidement : « Libertééééé… » « 
    Post-mot de la fin : Je suis vraiment désolé pour Sylvie qui aurait pu S’offrir un grand moment de LIBERTé

    [addsig]

  6. Au risque s’etre répétitif, je dirais juste BRAVO et MERCI

    Jamais, oh grand jamais je n’oserais !
    Pas pour le fait d’etre nu …. mais juste que j’aurai eu la peur de ma vie .de sauter .

    Tu as du avoir des sensations extraordinaires !

    Alors bravo !!!

    Pascal [addsig]

  7. Encore un grand bravo à toi Jacques car moi je ne pourrais jamais sauter en parachute ( la peur de me jeter dans le vide) même nu et pourtant !!!!
    Dommage pour Sylvie de n’avoir pas pu t’accompagner dans cette liberté.

    Bonne année à toutes et tous

    Naturistement bien

    Joël [addsig]

  8. Salut Jacques !!!

    Je découvre ton témoignage ce soir et Whouaou je suis vraiment impressionné … et envieux aussi de ton expérience !
    Comme tu le dis ce n’est pas vraiment du naturisme, mais c’est une façon de vivre pleinement ta passion.
    Comme j’aime moi aussi vivre aussi pleinement les miennes.
    Je te dis un grand Bravo !!! 😀
    Merci de nous avoir fait partager cette aventure.
    Jac.d’Annecy [addsig]

  9. Je suis très impressionné par cette performance.
    Certainement très content d’avoir pu assouvir ce reve s’est de pouvoir en réaliser quelques uns cela permet d’avoir un sentiment de plenitude et d’absolu.
    Vers l’infinie et au delà.

    jean-françois

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