26 octobre 2020

Université du Maine (USA) Des dizaines de cyclistes parcourent le campus, nus pour marquer la Journée de la Terre

Est-ce que je rêve, ou est-ce que je viens de voir passer un peloton de gens nus ?On aurait dit que la cour intérieure du 66, Park Street, avait été balayée par un ouragan de gosses ce mercredi. Des flacons de peinture verte à moitié vides sur les pelouses, des bicyclettes renversées, comme si une classe de maternelle venait de faire de la peinture.Seul dans la cour, Andrew Dunn ramassait des jeans, des soutien-gorges et des culottes. Il enfournait dans sa voiture des sacs à dos et des sacs poubelles pleins de vêtements. Il s’arrêta un instant pour contempler une trace de fesses vertes sur la portière avant de sa voiture.Un peu plus tôt, une peloton de cyclistes nus et peints en vert étaient sortis en trombe du la cour, aux cris de « Joyeuse Journée de la Terre ! »Près de trente étudiants de l’Université du Maine, donc six hommes (record battu), s’étaient retrouvés à midi pour se déshabiller, se peindre et parcourir le campus sur leurs bicyclettes, comme c’est la tradition pour la Journée de la Terre. Pour Amy  archessault, étudiante de deuxième année et organisatrice de l’événement, « c’est une expérience qui libère. »Les cyclistes avaient quitté le bâtiment de Park Street et longé Grove Street avant de pénétrer sur le campus, où ils avaient obtenu l’autorisation de défiler nus. Le Doyen associé Angel Loreda avait donné son approbation à l’événement, comme il le fait chaque année. Les cyclistes n’avaient pas obtenu l’autorisation de traverser la ville d’Orono, donc il était vital pour eux de  pouvoir pénétrer sur le campus.Ils firent le tour du campus en saluant les spectateurs, n’hésitant pas à rendre les poignées de main de leurs supporters. Rapidement, des groupes de spectateurs se rassemblèrent dans l’allée pour apercevoir les cyclistes. »C’est incroyable. Pour l’année prochaine, on va acheter un énorme tandem » dit en plaisantant Josh St Hilaire, étudiant de deuxième année. Avec huit autres copains, St Hilaire s’était posté sur l’allée centrale, attendant de revoir les cyclistes. Quand ils entendirent les acclamations de la foule remonter l’allée à partir de la MLK Plaza, St Hilaire et ses amis s’écartèrent pour laisser passer les cyclistes.Parmi les spectateurs, certains en restaient bouche bée, d’autres souriaient, ou étaient surpris. Une étudiante se tenait, confuse, la main sur la bouche.Marchessault nous a expliqué qu’il était toujours facile de distinguer ceux qui venaient spécialement voir la parade de ceux qui ne s’y attendaient pas : »Ceux-là, on se rend compte qu’ils sont en train de se demander s’ils viennent vraiment d’apercevoir tout un peloton de gens pédaler tout nus ! »Marchessault organise également des visites guidées sur le campus. Maintenant que le printemps a ramené le beau temps, nombreux sont les lycéens qui viennent visiter les locaux de l’Univerisité du Maine en prévision de la rentrée prochaine. Elle nous a raconté un incident qui s’était déroulé l’année dernière alors qu’un amie à elle était justement en train de faire visiter le campus à des lycéens lorsque les cyclistes sont passés. « Elle s’est contentée de dire au groupe : ‘Voilà, l’Université du Maine, c’est comme ça.’ « Les cyclistes passèrent devant trois résidences universitaires, Stevens, Little et Board an, pour atteindre leur destination, la gymnase Memorial, où ils se nettoyèrent. Dunn, étudiant de deuxième année, avait été recruté pour apporter les vêtements des cyclistes jusqu’au gymnase. Avant de se peindre, les cyclistes s’étaient d’abord enduits d’une lotion avant d’y ajouter une couche de peinture verte. Marrchessault nous expliqua que cela rendait le nettoyage de la peinture plus facile.Avant le départ, les cyclistes avaient passé un moment dans la cour intérieure à comparer leurs tatouages cachés, à s’attacher mutuellement les cheveux et à vérifier que tout le monde s’était peint le dos correctement. « Oui, nous sommestoutes nues ! » criait Lindsey James, étudiante de troisième année.Certains portaient des posters qu’ils avaient composés eux-mêmes, avec un dessin de la terre et la mention « Qui est votre mère ? » « Ça met en pleine forme » criait une cycliste en quittant la cour pour pénétrer dans la rue. « La prochaine fois, on se met en bleu ? » plaisantait Jordan Antonucci, étudiant de troisième année en se peignant en vert. « Oui, dès la semaine prochaine » lui répondit du tac au tac un autre participant, Ari Horovitz, en faisant allusion à la journée de fête de l’Université, le Maine Day.Alors qu’ils quittaient la cour, Hannah Pennington, ancienne organisatrice, leur rappela quelques consignes : « Si l’un d’entre nous a un problème, tout le monde s’arrête ».La troupe de cyclistes s’élança, l’adrénaline coulant à flot, en riant et en lançant des cris. Pennington restait en queue de peloton, en tant qu’ancienne.Elle avait décidé de participer « parce qu’on s’amuse vachement : l’Université du Maine le prend très bien ». Marchessault était d’accord : « On s’amuse beaucoup, c’est vraiment une tradition qui vaut la peine d’être conservée. »Personne parmi les organisateurs ne savait depuis combien d’année la sortie annuelle était organisée, mais Pennington pensait que la tradition durait depuis au moins huit ans, peut-être même quinze ans. La sortie a toujours lieu lors dela Journée de la Terre. »C’est une façon amusante de nous souvenir que nous devons mieux traiter la Terre », nous a expliqué Pennington, pendant que Marchessault ajoutait : « Il s’agit juste de montrer la Mère Nature et la beauté qui et la sienne. C’est ainsi que c’est ressenti sur le campus ce jour-là, c’est une journée de célébration. »Tous ceux qui voulaient participer ont été acceptés avec joie. La sortie avait été annoncée sur le campus, et les participants ont recruté autour d’eux. Les cyclistes n’avaient pas d’itinéraire nettement arrêtés et ont parcouru le campus dans tous les sens : pour Marchessault, « On fait comme on le sent : si on a envie de refaire un tour, on y va. »Alors que les cyclistes étaient sur le campus, les nuages se sont ouverts. Étudiants, professeurs, visiteurs, tous étaient bouche bée, souriants, et accompagnaient de leurs gestes et de leurs acclamations les cyclistes qui pédalaient dans le soleil revenu.Le 23 avril 2009Source anglaise traduite parjacques69

6 réflexions sur « Université du Maine (USA) Des dizaines de cyclistes parcourent le campus, nus pour marquer la Journée de la Terre »

  1. Je suis d’accord, l’essentiel, c’est de déflier nu pour la planète qui est important.
    Je faisais cette remarque pour dire que de circuler nu est loin d’être acquis ; que de réserves ! [addsig]

  2. Pour revenir sur le commentaire de Phil92x, ce qu’il écrit est bien sûr tout à fait vrai, et la façon dont sont traitées et présentées dans la presse les photos sur lesquelles apparaissent des nus est bien sûr toujours très intéressante.
    Ce qui me frappe surtout ici, en dehors du fait que la revue interne de l’Université du Maine (université américaine basée dans la petite ville d’Orono, dans l’état du Maine, état du nord-est des États-Unis – rien à voir avec l’Université du Maine basée au Mans en France) a jugé bon de censurer (d’une façon grotesque pour nous) les seins des étudiantes qui participaient à cette cyclonue, mais pas leurs fesses : la comparaison des photos 4 et 5 est amusante. Il semblerait effectivement que les Américains fassent une fixation sur les seins (voir les polémiques sur l’allaitement évoquées par ailleurs sur le forum).

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