31 octobre 2020

Des histoires pour les enfants.

Il y a quelques années, les aînés de mes petits-enfants avaient déjà l’habitude de passer l’été tout nus autour de notre piscine mais ceux de leurs camarades qui venaient chez nous hésitaient parfois un peu avant de les imiter. C’est ce qui m’a donné l’idée de faire, des petites histoires que j’écrivais pour eux et qu’ils adoraient écouter le soir avant de dormir, des espèces d’introductions au naturisme.
Comme plusieurs personnes, pas toutes naturistes, à qui je les avais montrées les aimaient aussi, j’ai songé à les faire éditer. Mais là, les uns après les autres les éditeurs se sont récusés.

Pensez ! Des histoires d’enfants écrites pour des enfants et dans lesquelles il y a des enfants tout nus ! Encore si ça avait été ça le sujet et qu’il soit traité de façon un peu rigolote ! Mais comme ça, tout simplement, tout naturellement !
Et puis finalement j’ai trouvé un éditeur belge, une petite équipe artisanale chez qui il faut faire soi-même sa maquette mais qui n’a pas peur d’éditer à compte d’éditeur les textes qui lui plaisent, même s’ils osent ce que d’autres n’osent pas. Nos amis belges familiers de ce site n’en seront pas surpris.


Sous le titre commun «… l’innocence ! » il y a trois histoires.
Dans la première, c’est Sandy, une fillette de neuf ans qui raconte. Comment avec Alex, son cousin et Manon, sa meilleure amie elle a failli rester prisonnière des souterrains inondés d’un château en ruine. Et aussi comment Manon, à qui on n’osait pas dire que parfois, à la nuit tombée, on se baignait tout nus comme quand on était petits l’invite finalement à venir avec elle parmi les naturistes. Surprise, hésitation … ses parents la laissent décider …


Dans la seconde, sur l’autoroute des vacances qui les conduit à Marseillan, Kévin, neuf ans et demi, rencontre une famille qui l’impressionne : l’Ogre, la Fée Bleue et leur fille la Fée Clochette. Est-ce parce que ses parents viennent de lui révéler qu’à Marseillan « on fait comme on veut » et que peut-être on ne mettra pas de maillot que dans son rêve (ne dites pas à vos enfants que c’est un rêve !) la Fée Clochette qui s’appelle Morgane et qui essaye de le sauver de l’Ogre dort toute nue et parle de Marseillan ? Mais le lendemain sur la plage Kévin rencontre vraiment Morgane toute nue, et ensemble ils vont vivre une aventure fantastique.


La troisième est le journal de Malaurie, dix ans. Julien, le tout nouveau beau-père avec lequel sa maman lui fait un petit frère est très gentil. Mais pourquoi depuis qu’il est là faut-il faire autant attention à fermer la porte de la salle de bains ?


La fréquentation de Chloé, dont elle va progressivement découvrir avec étonnement puis partager le naturisme va l’aider à mettre de l’ordre dans ses idées et même, finalement à normaliser ses rapports avec Julien.

 

Et comme son papa va se marier avec la maman de Chloé, c’est vraiment une nouvelle vie qui va commencer à la rentrée, en sixième.
Et voilà : « l’innocence ! » dont j’ai, du coup, dessiné la couverture et les illustrations, moi qui ne suis pas dessinateur (qu’en pensez-vous ?) vient de sortir chez Chloé Des Lys. Si ça vous intéresse, vous trouverez facilement son site sur le net. Seul petit problème : c’est fermé pendant les vacances.

Alors si vous avez envie du livre tout de suite, envoyez-moi un chèque de 17,10 EUR et je vous en envoie un exemplaire en colissimo à l’adresse que vous m’indiquerez.
La mienne : Guy Barbey – 668 route du moulestre – 06670 La Roquette sur Var ; ou si vous voulez m’en parler, sur ce site, c’est papygb.
 

15 réflexions sur « Des histoires pour les enfants. »

  1. Très intéressant ! C’est une belle et courageuse réalisation.
    Je ne suis toutefois pas étonné par la frilosité des éditeurs français. En revanche on aurait pu penser, étant donné les ravages provoqués par les traumatismes consécutifs aux événements épouvantables qui se sont déroulés en Belgique, que la réaction fût la même là-bas. Mais non. Bravo pour ce courage et cette volonté.
    Il y a autre chose qui me surprend : je ne savais pas que l’Ogre et la Fée Bleue étaient ensemble ! Et qu’ils avaient pour fille la Fée Clochette en plus ! Même les journaux “pipole” n’en ont pas parlé… 😀

  2. C’est une oeuvre remarquable à plus d’un titre. Une littérature qui n’existait pas encore: elle intègre le naturisme à des histoires d’enfants, pour les enfants,comme ils aiment en lire. Il y est traité d’une manière tellement normale et naturelle qu’on se demande pourquoi il existe des gens qui ne sont pas naturistes, les enfants y sont tellement à l’aise, tellement naturels, tellement innocents.
    Au départ quand Guy m’a fait part de son projet, je me suis demandé à quoi il fallait s’attendre. Je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler une telle “littérature naturiste” pour enfants. Puis il m’a envoyé ses écrits et nous avons eu de très longs échanges pendant des semaines et des semaines. Je suis devenu un inconditionnel.
    Franchement, je me demande pourquoi il y a eu de la réticence de la part de certains éditeurs. Le sujet est propre et ne peut en aucun cas faire penser aux affaires scabreuses de ces dernières années. C’est à se demander s’ils ont réellement lu le manuscrit (ou simplement fait semblant).
    Heureusement qu’il existe des éditeurs comme Chloé des Lys qui donnent à tout auteur une chance, quitte à faire grincer quelques dents.
    J’ai prêté un exemplaire du livre à un responsable du centre social de Martigues Jonquières pour que cet ouvrage soit intégré à leur bibiothèque pour les enfants et ai l’intention de l’intégrer à la bibliothèque de ma classe après en avoir informé les parents. Tout enfant devrait lire ce livre. Il en ressortirait avec une vision différente de la nudité et un rapport au corps différent de celui que la société lui inculque en le culpabilisant.
    Pour ne pas faire trop long , je remercie encore une fois Guy, bien sûr, mais aussi Gilles qui nous permet de nous exprimer sur ce forum et contribue par là-même à faire connaître cet ouvrage.

    Paul (pcma)

  3. Citation de pcma : “Le sujet est propre et ne peut en aucun cas faire penser aux affaires scabreuses de ces dernières années.”
    C’est une évidence et je n’en doute pas un seul instant.
    Mais nous savons tous que l’amalgame est hélas très vite et très souvent fait de nos jours et que les événements scabreux auxquels nous faisons allusion ont considérablement renforcé les tabous concernant les enfants. La réaction des différents éditeurs en témoigne pour une part.
    Cet ouvrage est donc forcément salutaire et je me joins au concert de remerciements. Je vais d’ailleurs préparer ma commande 😉

  4. Jean-Yves,
    Je tiens à préciser que la citation que tu as extraite de mon commentaire n’était pas une mise en garde ou une précision destinée aux membres de vivrenu qui se doutent bien que les écrits de Guy sont irréprochables mais était un commentaire en rapport avec la frilosité de certains éditeurs.
    amicalement
    Paul

  5. Des histoires pour les enfants.
    C’est excellent!!! Très bien écrit, une écriture simple, comme le langage des enfants, d’ailleurs ils sont omniprésents dans les histoires et leur univers prédomine.
    On imagine très bien les enfants, on les visualise, on les entend parler, le langage est parfaitement restitué, le regard sur les choses, le décalage avec le monde adulte, l’innocence, les bonheurs quotidiens, les interrogations, les incompréhensions…Tant de choses que je retrouve de mes expériences avec les enfants!! Ca fait 25 ans que je suis instituteur et j’ai trois enfants (17,16 et 13 ans), alors je peux dire que je connais leur univers!! C’est parfaitement restitué.
    Le monde onirique, celui de l’aventure, des émois, des rencontres, la découverte de l’autre, la pureté et la force des sentiments, les retenues éducatives aussi, le poids du regard adulte, les morales imposées…Cette analyse de la nudité à travers le regard des enfants est juste et émouvant. On en a parlé parfois avec nos enfants qui ont toujours connu le naturisme et nous ont souvent vu nus à la maison. On a fait du vélo, de l’escalade, de la rando, du ski de fond, de la raquette à neige, de la voile et plein d’autres choses en naturiste avec eux et ça a toujours été un jeu, une complicité, un bien-être, un foisonnement d’émotions qu’on voulait leur faire connaître, le rapport au monde et à leur corps, la complicité, la plénitude. L’adolescence les a évidemment placés dans une retenue qu’on a toujours respectée et on a fait attention à ne pas les “agresser” dans notre pratique. Notre fille de 17 ans revient peu à peu à la liberté qu’elle a connue enfant.
    Tout cela je le retrouve dans tes histoires, ce cheminement de l’enfant dans ses découvertes. C’est très beau. Les images que ça a éveillé en moi m’ont rempli de bonheur.
    Par moment, je me retrouvais dans l’ambiance du film “les gonnies” ou dans “la guerre des boutons”, “l’argent de poche”, “stand by me”, “Peter Pan”(le film), labyrinthe, tous ces merveilleux films qui ont su décrire l’enfance dans toute sa richesse, sa poésie et sa complexité.

    Les descriptions de situation “actuelle”, la famille recomposée, les difficultés ou les bonheurs, tous ces apprentissages de la vie, il y aurait tellement de choses à écrire là-dessus. Sur 28 élèves de cm2 cette année, 11 ont des parents divorcés et ça n’est plus exceptionnel. Beaucoup d’enfants aujourd’hui vivent ces situations là, certains avec bonheur mais beaucoup dans une profonde détresse…La nudité dans ces contextes difficiles est une question tabou…Quant aux enseignants pédophiles, j’ai une ancienne élève qui en a été la victime au lycée et avec une tentative de meurtre pour finir…Histoire sordide dont cette jeune fille mettra des années à se libérer.
    Dans “une étrange lumière”, j’ai failli raconter que Pierre proposait aux enfants de se baigner nus en Ardèche puis j’ai renoncé car je pense que ça aurait été très mal perçu. Un éditeur m’a écrit un jour “Sexe, meurtre, drogue et philosophie, où voulez-vous que je range ce livre, il est inclassable”…Alors si en plus j’avais parlé de naturisme avec les enfants, je crois que je ruinais tout espoir d’être lu un jour…En tout cas j’ai eu peur. Il y a encore un énorme malaise par rapport à la nudité de l’adulte avec des enfants.
    Quand je pars en classe de neige ou de voile, je suis extrêmement prudent à ne jamais me retrouver dans une situation “piégeuse” avec des enfants, vestiaires, douches, chambres…Tant de gens voient le mal partout…Pour une femme enseignante c’est moins risqué,mais pour un homme il y a un grand danger…Malheureusement. Il suffit d’un cas pour que la psychose s’installe. Pour parler de reproduction humaine en science, il faut bien connaître les enfants et surtout les familles. C’est effrayant mais je n’ai pas le choix. Un prof de collège ici a été embêté par une famille, heureusement l’inspecteur l’a soutenu mais ça peut vite mal tourner…Par contre, beaucoup de parents laissent les enfants regarder n’importe quoi à la télé…Paradoxe et gros malaise pour moi.

    J’ai connu les mêmes difficultés que toi par rapport à l’édition. Quel parcours du combattant…C’est génial que tu aies fini par réussir. Ce livre mérite d’être connu et que des parents naturistes le donnent à lire à leurs enfants!!

    Merci pour ce beau moment.
    Thierry Ledru

  6. Ah si tout le monde raisonnait comme Paul !
    Je vais essayer de raconter sans être trop long. Dans mon village, je fais “papy lecture”. J’ai eu envie de faire cadeau de mon livre à un élève de CM1 exceptionnellent amateur de lecture. Pour respecter le choix des parents, ne pouvant les contacter autrement que par leur boîter aux lettres, j’y ai glissé mon livre sous enveloppe fermée à leur nom avec une lettre précisant que s’ils ne trouvaient pas bon que leur fils le lise ils n’avaient qu’à me le retourner et que le gamin n’en saurait rien. Problème : c’est lui qui a relevé le courrier et…l’a ouvert ! Voyant la lettre et l’avertissement aux parents, il leur a remis le livre et la lettre en se gardant bien de leur parler de l’enveloppe…
    Les parents ont mis trois semaines à réagir mais ils l’ont fait avec une violence que je ne parviens toujours pas à comprendre : comme s’il s’agissait d’une agression sexuelle sur leur fils, ameutant l’instituteur, le maire, leur association de parents d’élèves, parlant même de gendarmerie, prétendant que si “ce livre pourri ” était publié en Belgique c’est qu’il était interdit en France et citant partout pour convaincre des amis qui ne l’avaient pas lu, le passage le plus hardi en l’isolant de son contexte. (Julien, très en colère en apprenant que l’instituteur de sa belle-fille était pédophile, dit “Je ne comprends pas ça. Si les enfants le font bander, c’est pas sa faute, ça je veux bien, mais dans ce cas-là on s’arrange pour pas se retrouver en situation d’être tenté.” Ce qui oblige la maman à expliquer à sa fille ce que veut dire “bander”. Il paraît que des enfants lisant ce passage peuvent comprendre que le pédophile est excusable et que ce sont eux les coupables…
    Bref, sur le conseil amical du maire j’ai dû inviter tous les parents d’élèves à une réunion d’explication par une lettre qui leur en donnait déjà pas mal. Il n’est venu que sept familles, mais tout l’éventail, des plus violemment hostiles aux plus compréhensifs, en passant par les inquiets mais capables d’écouter ce qu’on leur dit. La plupart ne connaissant le livre que par ouï dire. Conclusion : il ne fallait pas écrire sur le livre “pour des enfants de huit à douze ans” parce que le troisième histoire n’est pas à faire lire avant neuf ou dix. Il fallait prévoir que le gamin allait ouvrir le courrier adressé à ses parents. Il vaut donc mieux pour apaiser les esprits que je ne fréquente plus l’école du village.

    Le plus étonnant est que la maman qui a déclenché le scandale (il est vrai que son mari fait une dépression nerveuse à cause de ce livre paraît-il !…) se dit elle-même ex-naturiste et pas hostile au naturisme et qu’elle a cité – en n’en retenant naturellement que ce qui pouvait passer pour une réserve – le commentaire de Jean-Yves, ce qui prouve qu’elle fréquente ce site. A la sortie elle a refusé de me serrer la main.

    Voilà : je regrette le dénouement qui m’exclut de l’école, où, de l’aveu même de cette dame , les enfants et son fils en particulier “m’adorent” et où le maître, qui a assisté (non par défiance mais parce qu’il avait besoin de travailler dans la même salle) à toutes les séances de lecture a apprécié mon travail et n’a rien trouvé à redire à mon attitude avec les enfants. Mais mon livre, et surtout “merci chloé”, la troisième histoire, avait pour but aussi de mettre en scène des situations à problèmes pour donner occasion aux parents d’en parler avec leurs enfants. Là, c’est réussi ! C’était peut-être le prix à payer …

  7. Je suis très contrarié qu’on ait pu utiliser mes propos contre toi et contre ton livre.
    Mon commentaire n’avait rien d’une réserve envers cet ouvrage que, de toutes façons, je n’avais évidemment pas encore lu au moment où je l’ai rédigé. Je ne faisais que constater la frilosité des éditeurs et essayer d’en donner une explication. Il ne pouvait par conséquent pas s’agir d’une quelconque opinion sur le contenu du livre.
    Cela dit je sais bien que le sujet est extrêmement sensible mais je ne crois pas qu’en fustigeant ce livre et son auteur on serve la lutte contre la pédophilie. C’est se tromper d’ennemi : cela revient à accuser le présentateur de la météo de déclencher le mauvais temps.
    Malheureusement de nos jours il ne fait pas bon appeler un chat un chat.
    Je ne crois pas qu’il faille cantonner les enfants dans un monde de “bisounours” où tout est rose, cotonneux et sans histoire. Les protéger des dangers c’est bien, mais pour les en protéger, encore faut-il qu’ils sachent que ces dangers existent. Pour ma part je trouve que ton livre a le mérite de ne dissimuler aucun des aspects négatifs qui sont justement à l’origine de la méfiance généralisée envers la nudité. A ce titre, il est foncièrement pédagogique.
    Quant au verbe “bander” qui a semble-t’il particulièrement choqué certains, peut-être s’agit-il là d’une audace de ta part, qui a pu être interprétée différemment de ton intention première. Encore une fois tout cela a été rendu extraordinairement sensible par les affaires horribles que nous avons connues ces dernières années.
    Mais on peut aussi rappeler que naguère, à la campagne, les enfants assistaient en famille, le plus naturellement du monde, aux saillies du taureau ou de l’étalon; je pense donc que si le mot n’était peut-être pas le même, ils savaient déjà bien de quoi il s’agissait. En étaient-ils traumatisés ?

    Enfin, il faut se méfier avant tout des gens qui crient trop fort et trop vite à l’amoralité ou à l’indécence. Ce sont en général ceux-là qui ont un problème à régler avec eux-mêmes et avec ce qui les choque tant.

    Cela dit, j’ai bien apprécié ton livre. Les histoires sont ancrées dans le monde contemporain, ce qui permettra aux enfants de s’identifier sans peine aux personnages, sans pour autant écarter un certain sens du merveilleux dont ils ont besoin. Il y a aussi par moments un ton un peu “Petit Nicolas”, ce qui dans ma bouche est un considérable compliment 🙂

    J’espère que ton village retrouvera vite la sérénité et que tu pourras regagner la confiance de tous.

  8. Merci de ton soutien, Jean-Yves. En ce qui me concerne je ne m’étais jamais mépris sur le sens de ta remarque. La personne en question non plus, je pense, car ce ne peut être que sciemment qu’elle l’a isolée du contexte qui saluait le courage de l’éditeur.
    Quant au verbe “bander”, il est vrai qu’on n’a pas l’habitude de le voir dans la littérature pour enfants, mais il me semblait naturel que Julien l’emploie dans un coup de colère en oubliant que Malaurie peut en être choquée. Cela oblige la maman à une explication délicate mais dont elle se tire bien puisque Malaurie se sert ensuite du mot en toute innocence pour réfléchir dans l’intilmité de son journal.
    Mon avis est en effet qu’il n’y a aucune raison de ne pas décrire aux enfants les mécanismes physiologiques de l’acte sexuel : ce n’est pas sale, il ne faut pas leur mettre dans la tête cette idée néfaste. C’est seulement quelque chose qui ne se fait pas avec des enfants et cela par contre ils doivent en être bien avertis. Quant au vocabulaire… “Napoléon dans son berceau…” ça se chante dans les cours de récréation ! Moi c’est en l’entendant que j’ai découvert ce verbe et je crois que je n’avais pas plus de huit ans ! Autant savoir ce que ça veut dire non ?
    Mais naturellement ce n’est pas toi, Jean-Yves que je cherche à convaincre.
    Je ne crois pas que ceux que mon livre choque aient forcément des problèmes personnels avec les questions sexuelles. Je crois en revanche que dans leur hantise légitime de protéger leurs enfants il s’accrochent à l’image angélique ( je veux dire non seulement sans sexe mais pour ainsi dire sans corps) à travers laquelle ils les rêvent. Je crois, moi, les avoir représentés tels qu’ils sont : innocents mais parfois perturbés par le regard des adultes et par cette idée un peu mystérieuse du sexe, à laquelle les adultes pensent beaucoup trop pour que leurs enfants ne s’en aperçoivent pas, quelles que soient leurs précautions … quand ils en prennent. Et je crois que ce que certains parents ne me pardonnent pas, c’est ce réalisme, qui met en cause leurs illusions.
    Il y a longtemps que je le sais : on pardonne assez aisément aux gens d’avoir tort, mai très difficilement d’avoir raison. C ‘est pourquoi je ne me fais guère d’illusions sur la suite de cette affaire …

  9. Je me demande si la dame en question est sincère en se montrant choquée. J’ai tendance à penser qu’il s’agit plutôt d’une mauvaise coucheuse, d’une personne qui se sent exister en nuisant aux autres, qui manque de culture, de réflexion et d’intelligence ou qui a des problèmes personnels. Son interprétation (des enfants lisant ce passage peuvent comprendre que le pédophile est excusable et que ce sont eux les coupables…) me semble de mauvaise fois. Une victime peut se sentir coupable. C’est souvent le cas lors d’un abus sexuel sur un enfant et aussi lors du viol d’un(e) adulte ; on se sent sale et coupable parce que sali(e). Mais un lecteur n’est pas une victime ; il peut obtenir des explications et prendre du recul, acquérir de la connaissance et ainsi se montrer plus prudent car mieux armé.

    L’interprétation « réfléchie » est plutôt celle-ci :

    “Je ne comprends pas ça. Si les enfants le font bander, c’est pas sa faute, ça je veux bien (parce que c’est un malade), mais dans ce cas-là on s’arrange pour pas se retrouver en situation d’être tenté. (dans ce cas-là, on ne fait pas un métier où on est en contact avec des enfants, par prophylaxie)”

    Le verbe bander est trop courant chez les enfants de CM pour poser problème, sauf à certains adultes apparemment.

    Cette dame, a-t-elle conscience que son fils va passer pour une brebis galeuse auprès des autres enfants car il est à l’origine de la mise à l’écart du « papy lecture », apprécié et aimé de tous ?

    Il y avait à la réunion des gens violemment hostiles (qui n’avaient probablement pas lu le livre et avaient été désinformés). Mais hostiles à quoi ? A l’information des enfants ? au développement de leur réflexion pour qu’ils soient mieux protégés ? Si certains parents ne savent pas parler à leurs enfants, qu’ils confient cette mission à ceux qui y parviennent au lieu de leur nuire !

    Cette affaire est triste pour tout le monde et, Guy, je te réitère mon total soutien.

    Paul

  10. Merci encore pour ce soutien cher Paul, mais je ne partage pas ta véhémence à l’encontre de la dame en question. Il est clair pour moi comme pour toi qu’elle fait fausse route en ce qui concerne l’éducation sexuelle de ses enfants et l’évaluation qu’elle fait du point où ils en sont à cet égard. Mais elle pense sans doute sincèrement le contraire. Maintenant, que ce soit au point de considérer l’auteur de ce livre comme un dangereux pervers, alors qu’ex-naturiste elle fréquente ce site au point d’avoir accès aux commentaires (inaccessibles aux simples visiteurs paraît-il), voilà qui semble dénoter de sérieux blocages. Car ma défunte soeur, puéricultrice et religieuse, n’avait rien trouvé à redire aux manuscrits qu’elle avait tous lus.
    Il me semble me souvenir qu’il y a quelques mois, sur l’un des forums de ce site, une personne avait évoqué dans un post que je n’ai pas réussi à retrouver cette histoire de fillettes victimes de pédophiles dans un centre naturiste du Nord de la France à laquelle elle a fait allusion. Etait-elle cette personne ? Et quel rapport entre elle et les victimes ?
    Si elle lit ces commentaires, je voudrais l’inviter à s’exprimer clairement sur ce qui, dans mon livre, justifie sa violence. Mais sans doute ces commentaires ne sont-ils pas la place appropriée et je vais essayer de relancer dans un forum déjà ouvert le débat sur l’éducation naturiste des enfants, puisque débat il y a et que c’est biende cela qu’il est question.

  11. Personnellement, étant enfant, je n’ai pas eu à souffrir d’attitudes déviantes (ni même en percevoir) de la part des adultes (que ce soit en famille, à l’école, en mouvements de jeunes, en colo…). J’ai cependant reçu toute l’affection que l’on recherche à cet âge comme n’importe quel petit de mammifère. Ceci avec grand bonheur. Cette affection permet à l’enfant de rentrer dans le monde adulte, s’y sentant reconnu et accepté. Et c’est bien ainsi que j’envisage les choses pour moi à présent, étant devenu adulte.
    Il n’en reste pas moins que l’opinion a été traumatisée par la monstruosité Dutroux et par les multiples “ruptures de confiance” et drames individuels causés par les abus pédophiles dans le monde entier. Et qu’il faut “faire avec” cet état d’esprit bien de notre époque, devenu soupçonneux à l’excès (euphémisme).
    Pour revenir au sujet initial (L’innocence), je retrouve dans les récits cette fraîcheur/pureté et cette affection respectueuse entre générations, cette confiance et ce contact mutuel, porteurs de vie. Un bonheur !
    Merci à Guy de l’avoir réalisé !

    Francis

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