26 octobre 2020

Témoignage d’une convocation à la gendarmerie

Je suis en cure à Cambo-les-Bains pour 3 semaines depuis le 15 novembre 2005. C’est à 750 km de mon domicile, en région parisienne. Le 21 vers 16h, je suis parti au lac de St Pée-sur-Nivelle pour faire une randonue. Auparavant, je venais d’en faire une d’une heure dans le bois d’Ustaritz. Celui-ci est assez inhospitalier par sa profusion de ronces.

Le temps est frais mais toutefois ensoleillé (la météo prévoyait 14°C, beau temps pour un fin novembre). Le lac possède des grands parkings sur à peu près la moitié de sa périphérie où se trouvent des portions de plages. L’autre moitié est inaccessible en voiture et assez boisée. Un chemin goudronné, ponctué de bancs, en fait le tour. J’approche donc du lac, et je gare la voiture dans un parking plus isolé et boisé. Je sors vêtu seulement de chaussures et de chaussettes aux pieds et d’un kway m’arrivant à ras des fesses. Je n’oublie pas de prendre mon sac à dos contenant portable, short rapide, menue monnaie, pièce d’identité et carte FFN, en cas d’ennui.

Je traverse la route et je prend une montée pour me rendre dans un chemin de crête du lac. Étant en hauteur et donc sûr de ne pas être vu, j’enlève le kway (avant, j’ôte mon sac à dos puis le kway, remet mon sac). J’apprécie ma nudité et marche heureux sous la chaleur agréable du soleil. Le chemin m’abrite des promeneurs situés de l’autre coté du lac mais au fur et à mesure que j’avance, il m’approche du contrebas du lac pour rejoindre le chemin des promeneurs. Avant d’être visible du chemin, je remets mon kway avec toute la procédure du sac à dos. Je ne suis plus seul et fais partie des gens, cela me réjouis. Je dis bonjour à une coureuse à pied, à deux femmes avec leur poussette. Mon accoutrement ne semble pas les choquer. Plus loin, je passe à côté d’un jeune pécheur à la ligne. Rien d’inhabituel pour lui. Je suis fatigué et veut me poser. Aussi, je m’assois sur un banc et regarde sa façon de pécher. Je rebrousse chemin pour rentrer avec des périodes de repos sur un banc et de rencontres de promeneurs ou promeneuses. Il est environ 17h30.

Enfin, j’arrive à ma voiture. J’ouvre le coffre et le côté passager (non visible de la route). Du coffre, j’enlève le kway, je suis donc nu. Je prends slip et pantalon et au même moment, une fourgonnette rouge s’approche de la voiture. Un passager descend, arrive et me dit bonjour et va vers l’avant de la voiture. J’avais compris qu’il était en train de lire le numéro d’immatriculation du véhicule. Ensuite, il retourne à sa voiture et repart vite fait. Je me dis tant pis, il va sûrement aller à la police. Je m’habille et part donc pour Cambo. Je n’étais pas tranquille.

Sur la route, je reconnais le véhicule et j’essaie en vain de le rattraper pour expliquer mon comportement. Cela m’amène à changer de trajet. Je le perd. Je me dis qu’il est peut-être revenu au lac. Je vais donc au lac. Il fait nuit. Je fais le tour des parkings du lac et à ma surprise, je vois un car de gendarmerie. Nous nous croisons. Au rétroviseur, je vois qu’il ralentit, s’arrête et fait marche arriére. Alors, je me dis ’Ton compte est bon’. J’étais tombé dans la gueule du loup. J’arrête spontanément le véhicule. Un des gendarmes me demande mes papiers, si je ne connaissais pas la raison de ce contrôle, depuis quand j’étais ici, comment j’étais habillé. J’avoue que je me suis promené nu sous un kway et que je suis naturiste. Tout cela est suspect pour eux, aussi, ils se renseignent. Cela dure une quinzaine de minutes. Ils me laissent partir en gardant mon permis de conduire et ma carte d’identité et ils me convoquent le lendemain à 14h à la gendarmerie de St Pée.

Enfin, je rentre à Cambo et téléphone à Jacques. Celui-ci apaise ma peur. A ma question, il me confirme de ne pas avertir mon épouse restée à notre domicile pour ne pas l’inquiéter et pour ne pas conforter son refus du naturisme. Il me propose de me rappeler demain.

J’ai mal dormi et le matin, à l’aube, je vais à mes séances de cure. Vers 10h, Jacques me rappelle et me demande de raconter les faits pour en discuter sur le site randonue. Ensuite, il me propose de téléphoner à la gendarmerie et de me rappeler par la suite. Cela a pris du temps car il a fallu qu’il cherche en vain sur Internet et que moi, ensuite, je cherche dans les bottins disponibles dans l’hôtel. Finalement, vers 13h, je suis parti à la gendarmerie et Jacques m’a indiqué qu’il appellera le commandant vers 14h.

Je suis donc reçu par un gendarme à 14h. Il prend ma déposition sans se presser, j’en profite pour lui donner ma carte FFN. Au bout d’un quart d’heure, il est interpellé par un de ses collègues. Tout de suite, je fais la relation avec le coup de fil de Jacques au commandant. Cela me rassure un peu. A la reprise de l’interview, il m’annonce que je ne serai pas poursuivi car il n’y avait pas eu de dépôt de plainte.

Tout de suite, je vais beaucoup mieux. Les gens de la fourgonnette rouge avaient donc simplement téléphoné sans plus. Il me précise que cela aurait été très loin s’il y avait eu des plaintes de parents à cause de leurs jeunes enfants. Je lui raconte donc les faits. Nous discutons aimablement. Je lui dis que ce qui croyait être de l’exhibitionnisme était du naturisme. Il faut de la tolérance, lui dis-je. Il me rétorque que les gens n’ont pas envie de voir nu d’autres gens et que la tolérance est dans les deux sens. Ce que j’approuve aussi. Puis, je m’étends sur le naturisme, la nudité en commun, le groupe de randonues, les randonues en région parisienne avec femmes et enfants, les rencontres avec les textiles, terme qu’il ne connaissait pas, aucune connotation avec des déviances sexuelles.

Ces précisions ont beaucoup compté pour lui et sont notées dans le procès verbal. Je lui ai demandé quelles étaient les peines si je récidivais. Aucune peine si cela restait comme ça. A sa remarque sur la loi punissant cette attitude, je lui réponds que nous essayons de constituer un groupe de pression pour changer cela. Pour lui aussi c’était la seule solution. A son autre remarque d’existence de centres naturistes pour pratiquer ce mode de vie, je lui réponds que ma femme est réfractaire et que je n’ai pas fait le pas d’aller seul quelques jours voire semaines dans ces centres. Là aussi, il me comprenait.
Au total, je suis resté une bonne heure et demie et j’étais content de partir… Je remercie encore Jacques pour son aide, son soutien moral si précieux dans de telles circonstances. J’espère que ce témoignage pourra être utile pour chacun d’entre nous.

23 réflexions sur « Témoignage d’une convocation à la gendarmerie »

  1. Bonjour !
    Une fois de plus, il semble que la dénonciation viennne de personnes animées par la seule malveillance, puiqu’ils n’ont « vu » Richard qu’au moment où il se changeait à l’arrière de la voiture. Ce qui ne supposait pas nécessairement une randonue préalable (un jour, j’ai dû ainsi me changer entièrement, après avoir reçu un orage qui m’avait complètement trempé). Ces gens-là ne sont pas « choqués » par la nudité, mais la pourchassent : une forme de discrimination très dangereuse.
    Au moins, l’attitude de la gendarmerie a été ouverte et correcte. La discussion était possible. Une forme de tolérance, même si le terme ne me plaît pas, puisqu’il ne s’agit pas de tolérer, mais d’exercer sa liberté dans les deux sens !

  2. Se trouver nu devant son véhicule n’a absolument rien d’exceptionnel sur la côte basque ou la côte landaise. Tous les jours, il suffit de passer sur le bord des plages pour voir d’innombrables surfeurs se changer à la vue de tous les passants (hommes, femmes, enfants) sur les parkings sans que cela ne perturbe quiconque.
    A noter, que dans les Landes, les gendarmes (souvent à cheval et vêtus de treillis type militaire), particulièrement l’été, arpentent de plus en plus souvent les dunes à la recherche de naturistes qui auraient pû s’installer ailleurs que sur le sable de la plage.
    St Pée sur Nivelle est à environ 20 kms de l’océan, une partie du lac est entourée d’un lotissement, mais si tu étais sur l’autre versant il n’y a effectivement aucune habitation et les promeneurs ne sont pas légions, surtout en cette saison. Le fait d’aviser la gendarmerie pour cela me semble disproportionné, mais de nos jours j’ai l’impression qu’il ne faut s’étonner de rien.

  3. Bonjour
    En fait, je crois que c’est la personne de la fourgonnette qui a prévenu la gendarmerie. Elle m’a peut-être vu au lac avec mon kway. Je sais pas comment il a fait le rapprochement entre le randonudeur et celui qui se rhabille. De même, je ne sais pas ce qu’elle a dit aux gendarmes. Tout ça s’est fait au téléphone, de façon anonyme, heureusement pour moi, apparemment.
    Mais, à mon avis, il y a les 2 raisons. C’est pourquoi j’ai tout dit aux gendarmes de la randonue à l’habillage.
    Richard

  4. Bonjour à tous. Et si le simple fait d’avoir signalé aux gendarmes la présence d’un homme nu avait permis l’arrestation d’un dangereux exhibitionniste, violeur et j’en passe ??? Il faut se mettre à la place du « commun des mortels textile » pour qui la nudité n’est pas « comprise » de la même façon que pour nous. Il a cru faire son devoir de prévenir les autorités. Il va encore falloir du temps pour faire changer les idées, mais l’espoir fait vivre… nu bien sûr. Bon dimanche. B.

  5. Quoi qu’il en soit et quelle que soit la nature de la loi à l’encontre de la nudité, ce type de dénonciation est l’oeuvre d’un esprit pervers et malintentionné. Pour ma part je trouve cela répugnant et moralement répréhensible.
    En revanche, je crois qu’on ne peut que saluer et se réjouir de la réaction des gendarmes, qui se sont manifestement montrés intelligents et compréhensifs. Un signe encourageant pour l’avenir ?…

  6. On peut dire que tu as eu de la chance dans ta malchance. Heureusement que tu avait ta carte de membre sinon tu étais bon pour avoir de gros ennuis en tant que dangereux exhibitionniste. La prochaine fois promène toi avec ton sac à dos avec un minimum de vêtements à l’interieur au cas ou. N’empeche il faut bien avouer que c’est très agreable de se promener nu dans les bois, on n’a l’impression d’être dans un autre monde coupé de la civilisation comme dans ce merveilleux cours metrage de K Wahlner « analog roam ». Je trouve en plus tres sympa à la camionette rouge d’avoir prévenu les flics, c’est vrai que de se changer derrière sa voiture est un acte de délinquence majeur, il y a même d’autres individus tres dangereux qui font la meme chose au bord d’une plage ou au bord d’un etang. Alors amis naturistes ou adeptes de la nudité et du bien-être, faites attention vous avez beaucoup d’ennemis qui apres s’être rincé l’oeil avertissent les autorités. A bientot c’était Musky et non Muskie, Musky avec un y.

  7. Tout comme vous, avertir la gendarmerie pour avoir vu quelqu’un se changer me semble particulièrement disproportionné.

    C’est toujours avec prudence que je me promène nu, mais cela ne m’a pas empêché d’avoir fait des rencontres.

    Seulement, jusqu’à ce jour, je n’ai jamais eu d’ennui.

    Je pensais que les risques d’interpellation étaient très mineurs. Quand je lis les derniers articles, cela me rappelle que la nudité publique est toujours interdite en France.

    Mais heureusement, le dialogue avec les forces de l’ordre est parfois possible.

    Pour ce qui concerne les possibilités de former un groupe pour faire changer la loi, ne pourrions nous pas en créer un sur ce site ?

  8. Il n’est pas efficient de blâmer le passant qui a pensé faire oeuvre de civisme en prévenant les autorités.
    Il n’est pas efficient de blâmer les gendarmes qui exécutent avec plus ou moins de discernement les règles édictées par le législateur.
    Par contre, il me parait très grave de ne pas réagir vivement lorsque un des nôtres se retrouve injustement appréhendé parce ce que, simplement, il se promène nu.

    Nous ne pouvons être l’avocat de nous même et dans ces circonstances, nous avons un devoir de réactivité et de solidarité maximum !
    Comment ?
    En consacrant un peu de notre temps pour demander des explications aux autorités, pour interpeller les médias, pour soutenir si nécessaire et selon nos moyens notre infortuné colistier.

    D’autre part, non seulement il nous faut tous être adhérent à la FFN, mais nous devons avoir des représentants actifs au sein du conseil d’administration de la Fédération.
    Charge à ceux-ci de développer une structure d’alerte prompte à réagir puissamment en cas d’atteinte à nos libertés fondamentales.

    Bien naturellement,
    Jacques du 91 (Essonne)
    jfreeman@free.fr

  9. OUF !

    et merci des explications fournies aux gendarmes, qui serviront certainement aux futurs randonneurs naturistes qu’ils croiseront. Il est vrai que sans explications, on peu confondre un naturiste d’un exhibitionniste, et il peut paraître légitime que la gendarmerie veille à la bonne tranquilité des lieux.

    Et pourquoi la FFN ne communiquerait pas à ce sujet aux gendarmeries ? Et s’il faut, je suis sûr qu’il y aurait des volontaires pour aller faire une petite démonstration ! Une randonnue encadrée par des gendarmes, on peut rêver, non ?

  10. Bonjour à tous et merci à Richard pour son partage d’expérience.

    Tout ceci pour dire et confirmer ce que j’ai déjà tenté de traduire sur ce site… Je n’apprécie que peu la randonue sauvage, car justement les non-adeptes du naturisme ne font pas forcément la distinction avec l’exhibitionisme. C’est donc une pratique qui peut nuire à la liberté des autres.

    Je dois admettre que même si je fais partie de ceux qui aiment vivre nu, si je devais croiser un nudiste à un endroit où il n’est pas convenu d’en rencontrer, je penserais immédiatement qu’il peut s’agir d’un exhibitioniste, puis en second plan d’un éventuel naturiste.

    Il est encore loin le temps où le monde admettra la nudité publique comme simplement naturelle et « normale »…

    Prudence donc à ceux qui veulent absolument imposer leur point de vue.

    Thierry

  11. Je ne pense pas que cette histoire fournisse une raison suffisante pour affirmer « il faut tous être adhérent à la FFN ».
    En effet, en l’absence de plainte, la personne n’a pas à fournir ses papiers officiels à un agent non habilité au contrôle judiciaire et n’est pas obligée de se « défendre », encore moins dans une gendarmerie.
    L’adhésion à la FFN n’est donc pas une « obligation » mais un plus, car une clarification associative permet en effet aux gendarmes ou aux policiers d’être rassurés sur l’intention et la motivation de la personne signalée, soupçonnée d’être en infraction (présente, passée ou à venir).

    Ceux-ci sont en outre tenus de connaître que la loi ne rend punissable, en cas de plainte sur témoin ou de flagrant délit, que l’exhibition sexuelle perçue par un mineur ou par un tiers non consentant, qui est une exhibition à focalisation sur le sexuel.

  12. Cette affaire fait fortement songer au dernier roman de Cédric Morgan : Oublier l’orage (éditions Phébus – 2005)
    Dans ce livre, l’auteur propose une vision qui, je l’espère, n’est pas prophétique de la société.

    En effet, le roman raconte des événements qui se déroulent dans l’île de Groix dans un futur très proche (2012). La France est alors dirigée par un gouvernement qui veut rassembler les Français en appliquant des règles strictes de ce qu’il appelle la morale. Toute exhibition du corps est interdite (les femmes doivent porter des chasubles qui descendent jusqu’aux chevilles et les shorts sont interdits pour les hommes également). La milice poursuit les contrevenants et la délation est encouragée. Enfin, ce gouvernement prétend faire respecter le texte biblique à la lettre afin de retrouver chez les Français un esprit de solidarité.
    Puissent les quelques anecdotes qui arrivent aujourd’hui à certains d’entre nous à la fois en centres et ailleurs, ne pas être les signes annonciateurs d’une société répressive !

    Il faut lire le beau roman de Cédric Morgan et faire en sorte que tout cela n’arrive pas. Justement la pratique du naturisme n’est pas un moyen de souder les êtres ?

  13. Je crois qu’il faut aussi tenir compte des derniers évènements comme l’affaire d’Outreau. Les gens ne sont pas tous naturistes et certains ne comprennent absolument pas l’intéret de se balader nu dans la nature, sauf pour un détraqué sexuel ou un exhibitionniste.
    La police ou la gendarmerie ne vous connait pas et voir un homme déclarer se balader nu, doit se poser la question. Ma fille a déjà eu aussi à rencontrer un exhibitionniste devant son école. En tant que parents, nous sommes heureux quand celui ci est arrêté.
    Cette pratique restant un peu délicate dans notre société surtout en ce moment, je pense effectivement qu’il serait bien qu’elle soit encadrée juridiquement surtout pour faire la différence entre un naturiste ou un « apoiliste ». Je crois que la FFN qui manque actuellement d’adhérents pourrait se montrer pour trouver une solution à ce problème. Ce serait aussi une façon de prouver son utilité.

  14. Bravo Richard pour ta randonue, ton courage et ta détermination,
    Bravo Jacques pour ta réactivité, ton soutien et ton efficacité !

    Par contre je ne suis pas d’accord avec bjr quand il dit : « Et si le simple fait d’avoir signalé aux gendarmes la présence d’un homme nu avait permis l’arrestation d’un dangereux exhibitionniste, violeur et j’en passe ???  » Avec des si on mettrait Paris en bouteille. Il faut au contraire se battre contre les idées reçues comme celle ci. Il n’y a pas longtemps des homos se cachaient car ils avaient peur d’être dénoncés comme pédophiles. La fin de l’amalgame n’est pas vieille. A nous de faire accepter notre différence.

    Je ne suis pas d’accord non plus avec Eric85 quand il dit : « cela me rappelle que la nudité publique est toujours interdite en France ». C’est faux ! Il y a un risque de se faire arrêter, de se faire verbaliser illégalement par un tribunal de police pourtant incompétant en matière délictuelle. Mais la simple nudité n’est plus condamnée par les tribunaux français depuis bien longtemps, avant le changement de la loi.

    FFauchery, je trouve que tu a raison de dire : « Et pourquoi la FFN ne communiquerait pas à ce sujet aux gendarmeries ?  » mais il serait plus utile de faire un projet de texte à diffuser aux gendarmeries que tu pourrais proposer aux responsables de la FFN. La FFN n’est pas une grosse organisation, ils ont besoin d’aide de la part de leurs sympatisants (Il n’est pas nécessaire d’être membre pour proposer).

    Je suis en total désaccord avec pimousseke quand il dit : « C’est donc une pratique qui peut nuire à la liberté des autres. » Il n’existe pas la liberté de ne pas voir tel ou tel chose. Si cette « liberté » existait il y aurait des plages pour blancs et des plages pour noirs, les homosexuels ne pourraient pas s’embrasser en public, les minis jupes seraient interdites … Cela ne vous rappelle rien ?

    Enfin je ne comprend pas le message d’ energy17. En quoi un exhibitionniste à la sortie des écoles et Richard qui se promène autour d’un lac font partie du même sujet. Les naturistes, nudistes, apoilistes … souhaitent tous une répression sévère pour tous types d’agressions et surtout les agressions sexuelles. Cela n’a rien à voir.

    Cordialement,

    Jérôme

  15. Bonjour à tous,

    Mon humble point de vue :
    Se promener nu est très agréable, je pense qu’il faut pourtant se prémunir des rencontres textiles et prévoir la remise de vêtements.
    Les textiles ont le droit de garantir une virginité de vision de la nudité à leurs enfants, même si nous ne partageons pas leur point de vue. Etre naturiste ne veut pas dire être intégriste!!!
    L’explication aux autorités est essentielle, mais afin de ne pas choquer il faut laisser la possibilité aux textiles de ne pas voir de naturistes, peut-être des zones de randonnées avec des panneaux « attention, passée cette limite vous pouvez être amené à rencontrer des randonneurs nus » avec une signature FFN.
    je suis plus pour la tolérance que pour l’intégrisme, qu’il soit de la part des textiles, comme de la part des naturistes.

    Spam

  16. Et juste un petit ajout :

    En en-tête de ce site, la première phrase est : « Respectez la nudité dans un lieu naturiste ».

    Peut-être pouvons nous ajouter : »Respectez l’habillement dans un lieu textile », et libre choix dans un lieu mixte.

    Spam

  17. Il faut avouer que le raisonnement de Spam est juste. Pour moi la nudité est chose banale de plus je vois des gens nus tous les jours là où je travaille. Il faut en effet que les « textiles » ne provoquent pas les « nats » et que les « nats » ne provoquent pas les « textiles »; il est vrai que les naturistes manquent d’espace pour se promener mais il ne faut pas imposer aux textiles la vue d’une personne nue, pour des personnes c’est très choquant même que le fait de manifestater nus (rare en France) peut provoquer des accidents (on conduit une voiture, on croise quelqu’un de tout nu et on ne fait plus attention à la route); ça peut heurter la vue d’un enfant après il faut lui expliquer qu’il ne faut pas faire ça. Et surtout au pauvre voyeur qui n’a pas pensé à prendre son app foto avec lui, alors là il est très frustré surtout si c’est une jolie fille ha ha ha
    Dans les campings nat on n’aime pas que des gens restent habillés et bien dans le monde textile (bien que provocateur et très porté sur le sexe) idem il faut respecter l’uniforme. C’est vrai que se changer derrière sa voiture y’a rien à dire et rien interdit de se promener nu dans un cadre sauvage et désert comme les bois où il n’y a jamais personne à part les chasseurs et les petits lutins. Mais ce qui est malheureux, c’est que pour vivre dans un monde non textile il faut payer (l’entrée du camping).

  18. Toujours Musky.(du moins sa seconde personnalité délirante)
    Et si on mélangait le textile et le naturisme, hein?
    Vous connaissez le Burning Man? C’est un festival qui se déroule dans le désert du Nevada en Septembre depuis que j’ai 13ans, c’est une sorte de mirage où on aperçoit de droles d’engins farfelus conçus par des ingénieurs excentriques et talentueux, des attractions bizarres un peu partout, des temples majestueux sculptés en bois, et des milliers de gens de tout ages déguisés de différentes manières, le tabou n’existe pas là bas, comme s’ils venaient de planètes différentes et la moitié sont naturistes ou plutot nudistes. Et le dernier soir tous les temples et un colosse servent de combustible pour un immense feu de joie ou tout le monde danse autour. C’est ce que j’appelle une bonne fête mais ne nous écartons pas du sujet… ah voilà ce que je voulais dire, c’est dommage que nous vivons dans 2 mondes séparés.

  19. La carte FFN est très utile de ma propre expérience. « Arrêté », je dis bien arrêté par un particulier qui patrouillait, jouant au gendarme, je randonnais nu sur sa propriété (+de 500ha), j’ai pu calmer le jeu grâce à ma carte FFN. Il a appelé malgré tout les gendarmes qui ont pris les choses beaucoup plus calmement en apprenant que je suis naturiste. Il faut être honnête, les gendarmes avaient eux, autres chose à faire que de jouer à parodier un certain film.

  20. Parlons franchement: je croyais bêtement qu’un exhibitionniste se montrait le sexe en érection ? Non? Ca n’est pas un critère pour différencier un nudiste d’un pervers? N’est-ce pas le critère généralement admis ?
    Ce qui n’était pas le cas de notre ami donc pourquoi l’avoir tant inquiété? Sinon, on va tous finir au poste cet été sur les plages « tolérées » actuellement à la nudité….

    La vie est trop courte pour la vivre toujours habillé.

  21. Je suis d’accord avec spam_nature, il faut être tolérant dans les deux sens.
    Les balades nues sont bien mais dans des lieux habilités ou lors de scéances organisées (en ayant prévenu les autorités compétantes) pour éviter de choquer des personnes (jeunes oui non) qui ne s’attendent pas à trouver quelqu’un de nu sur leur route.

  22. Le dernier message m’inquiète un peu. Prévenir les autorités compétentes et demander l’autorisation est un peu illusoire à ce jour. Quelques Centres ont pris cette activité en compte, beaucoup de Clubs restent repliés derrière leurs clôtures.
    Clarifier la loi existante est un préalable indispensable.
    Suivre le conseil sans doute bien intentionné, condamnerait cette activité à queques ghettos.
    Communiquer sur cette activité sera sans doute nécessaire.
    Pour l’instant, il ne faut pas réver, la randonnue est possible uniquement dans des endroits relativement isolés, éventuellement en prenant la précaution de se masquer en cas de rencontres. Un certain nombre de remarques montre une évolution favorable des mentalités.
    L’existance de groupes mixtes -mieux avec enfants- est un facteur important d’acceptation qui facilite les contacts.
    Amitiés
    Francis

  23. Oui se balader nu est très agréable mais Richard était seul et dans un lieu non destiné au naturisme.
    Je considére personnellemnt que ces convocations/contrôles sont un mal nécéssaire, tout comme les contrôles de vitesses, d’alcoolémie et drogues au volant.
    Ce n’est jamais agréable mais c’est utile.
    Il vaut tout de mm mieux faire partie d’une Fédération, ce qui facilitera toujours le contact. Apparemment les gendarmes sont resté des plus correct vis-à-vis de Richard.

    Est-ce disproportionné que le quidam aie appelé la police ? Non, pas pour moi, il aurait (en considérant qu’il était seul) pu descendre de son véhicule et insulter Richard en le traitant de tout les noms ou pire, il ne faut plus s’étonner de rien.

    On ne sait ni qui on peut rencontrer, ni prévoir les réactions des autres badauds.
    Il vaut donc meiux pratiquer ou c’est autorisé.

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